Dans la nuit du 14 mars, des hommes armés ont attaqué le quartier de Carrefour-Feuilles. Wilner Jean-Baptiste, maçon, sa femme Guerda, marchande, et leurs trois enfants ont fui sous les tirs avec ce qu'ils portaient sur eux. Leur maison — vingt ans d'économies, bâtie bloc par bloc — a été incendiée, comme le petit dépôt de Guerda. Ils vivent depuis chez une cousine, à sept dans deux pièces.
Cette campagne, que je porte avec leur accord, financera : dix-huit mois de loyer d'un logement sûr à Delmas, le remplacement des actes de naissance et papiers brûlés, la réinscription des trois enfants à l'école avec uniformes et fournitures, et un fonds de redémarrage pour le commerce de Guerda — leur autonomie, pas la charité.
Des centaines de milliers de familles haïtiennes vivent ce déplacement forcé. Nous ne pouvons pas les aider toutes ; nous pouvons aider celle-ci, entièrement, dignement, avec des comptes publiés à chaque étape.
Yo pran kay la, men yo pa ka pran kouraj nou. Ansanm, n ap rebati.