À l'école communale de Marigot, les maîtres connaissent les signes : les têtes qui tombent sur les pupitres en fin de matinée, les concentrations qui s'évaporent. Pour beaucoup des 180 élèves, le repas de l'école serait le seul vrai repas de la journée — quand il existe.
Cette campagne financera la cantine pour une année scolaire complète : les denrées achetées aux paysans de la zone (riz, pois, légumes, banane), le salaire de deux cuisinières, le gaz propane, et les bols et gobelets.
Un enfant qui mange apprend. Les études le montrent, les maîtresses de Marigot le vivent : les années avec cantine, les résultats montent et les abandons chutent. Vant plen, tèt ap travay.